Tête chercheuse d'authenticité, vous me verrez souvent fouiner là où nos relations à nous-même et à notre environnement se révèlent destructrices ou malhonnêtes  Le piège de l'identification au "mental", par Eckhart Tolle | samedi 23 juin 2007
Quelques morceaux choisis du livre ABSOLUMENT GENIAL "Le pouvoir du moment présent", Eckhart Tolle
Le mental est un magnifique outil si l'on s'en sert à bon escient. La majorité du temps, cependant, c'est lui qui se sert de nous ! L'incapacité à arrêter de penser est une véritable affliction, qui nous empêche de trouver ce royaume de calme et de joie intérieurs qui se trouve en chacun de nous, derrière ce bruit continuel. Ce bruit du mental crée également un faux-moi érigé par l'égo qui projette une ombre de peur et de souffrance sur tout.
Le terme "illumination" évoque pour beaucoup l'idée d'un accomplissement surhumain, et l'égo aime à s'en tenir là. Mais l'illumination est tout simplement notre état naturel, la sensation de ne faire qu'un avec l'Etre, le Vivant, le Divin. Un état de paix profonde avec tout ce qui est. Un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d'indestructible. Un état de conscience qui signe la fin de la souffrance et du perpétuel conflit en soi et avec le monde extérieur. C'est une incroyable libération !
L'Être est LA vie éternelle et omniprésente qui existe au-delà des formes de vie assujetties au cycle de la naissance et de la mort. Il représente notre moi le plus profond, notre véritable nature. Quand nous sommes présents, quand notre attention est totalement et intensément dans le présent, nous pouvons sentir l'Être. Mais nous ne pouvons jamais le comprendre mentalement. Retrouver cette présence à l'Être et se maintenir dans cet état de " sensation de réalisation ", c'est cela l'illumination.
Le plus gros obstacle à l'avènement de cette réalité est l'"identification au mental". Descartes a déclaré un jour : "Je pense, donc je suis". Il venait en fait de formuler l'erreur la plus fondamentale. Le penseur compulsif, c'est-à-dire presque tout un chacun, émet des opinions, croit, juge, définit, étiquette, et souffre perpétuellement. Nous sommes à vrai dire des drogués de la pensée ! Pourquoi ? Parce que nous sommes inconsciemment identifiés à elle et que cela veut dire que nous tirons notre sens du moi à partir du contenu et de l'activité du mental. Ce "moi fantôme" peut être appelé l'égo. Nous ne sommes pourtant pas, ou si peu, nos pensées, goûts, jugements, et interprétations.
L'égo, ou mental, crée la dualité (dichotomie) en toute chose. Il crée l'illusion de la division, de la séparation, l'illusion qu'il y a vous et un "autre". Puisque l'égo est en soi une identité secondaire, il cherche à s'identifier à des objets extérieurs. Il a un constant et infini besoin d'être défendu et protégé de l'extérieur. Les choses auxquelles il s'identifie le plus communément sont les biens matériels, le statut social, la reconnaissance sociale, les connaissances et l'éducation, l'apparence physique, les aptitudes particulières, les relations, l'histoire personnelle et familiale, les systèmes de croyance et souvent, aussi, les formes d'identification collective, qu'elles soient d'ordre politique, nationaliste, racial, religieux ou autre.
Les problèmes du mental ne peuvent pas se résoudre sur le plan du mental ! Une fois que nous avons saisi le dysfonctionnement de base, nous pouvons aller "au delà du mental". Comment faire ? Simplement en observant intensément, sans juger, cette pensée qui va et qui vient, ou ces schémas mentaux qui jouent et rejouent les mêmes chansons depuis peut-être des années. "Observez le penseur. Vous prendrez bientôt conscience qu'il y a la voix, la pensée, et qu'il y a quelqu'un qui l'écoute et qui l'observe. Cette prise de conscience que quelqu'un surveille, ce sens de votre propre présence, n'est pas une pensée. Cette réalisation trouve son origine au delà du mental".
" Ainsi, quand vous observez une pensée, vous êtes non seulement conscient de celle-ci, mais aussi de vous-même en tant que témoin de la pensée. A ce moment là, une nouvelle dimension entre en jeu. Pendant que vous observez cette pensée, vous sentez pour ainsi dire une présence, votre moi profond, derrière elle ou sous elle. Elle perd alors son pouvoir sur vous et bat rapidement en retraite du fait que, en ne vous identifiant plus elle, vous n'alimentez plus le mental. Ceci est le début de la fin de la pensée involontaire et compulsive.
Lorsqu'une pensée s'efface, il se produit une discontinuité dans le flux mental, un intervalle de "non-mental". Au début, les hiatus seront courts, peut-être de quelques secondes, mais ils deviendront peu à peu de plus en plus longs. Lorsque ces décalages de la pensée se produisent, vous ressentez un certain calme et une certaine paix. C'est le début de votre état naturel de fusion consciente avec l'Être qui est, généralement, obscurcie par le mental. Avec le temps et l'expérience, la sensation de calme et de paix s'approfondira et se poursuivra sans fin. Vous sentirez également une joie délicate émaner du plus profond de vous, celle de l'Être ".
Je vous joins ci-dessous les 10 chapitres du livre en fichier audio mp3 : | |
|  Ce qui donne sens aux choses et plaisir à l'action : nos besoins et instincts fondamentaux | novembre 2006
Les idées reçues que nous avons sur l'espèce humaine et ses instincts sont bien souvent déformées et fort négatives. Or, si nous sommes d'accord pour reconnaître « parfaites telles qu'elles sont » toutes les autres formes de vie sur la Terre (sur quelles bases ne le seraient-elles pas, puisque qu'elles n'ont pas de « savoir » pour en juger), il est difficile de comprendre pourquoi nous n'accorderions pas cette même indulgence à notre propre espèce. En sommes-nous déçus ? Pourquoi ? Peut-être parce que nous sommes capables de bien plus … d'humanité. Oui. Mais pour cela, il faut … Y CROIRE !
En mathématique, avant de maîtriser les additions, il faut tout d'abord apprendre les chiffres de 1 à 9. De la même façon, si nous souhaitons concrètement améliorer notre manière actuelle d'être et d'agir (individuellement et collectivement), encore faut-il cerner correctement les données de base, c'est à dire les motivations primaires qui donnent sens aux choses et plaisir à l'action : nos besoins et instincts fondamentaux. C'est l'objet du texte qui vous attend au lien suivant :
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